SKIA, en grec ancien ombre ou trace... dont dérivent les mots scène, scénographie. Scène, lieu où l'on représente. Métaphore baroque du monde comme théâtre. Représentations, réalisations de ce microcosme qu'est l'homme. Cet espace est la scène sur laquelle on parlera de nos intérêts et on présentera nos idées et nos réalisations.



mercredi 13 avril 2011

Du nouveau dans...

Vanité : Tête de mort voilée et ailée

D'après une sculpture de Cosimo Fanzago
Pour l'église de Ste-Marie du Purgatoire à l'Arc
Crayon, pierre noire, lavis de bleu et rehauts de gouache
sur papier vergé bleuâtre - cm. 20x34

L'église

Ste-Marie des Âmes du Purgatoire, Naples, rue Tribunali 39

Le nom complet de cette église est "Santa Maria delle Anime del Purgatorio ad Arco". Il doit son origine à une confrérie qui s'est constituée en 1604 et dont le but était de réunir des fonds pour faire réciter des messes à l'intention des défunts. La dénomination "ad Arco" se justifie par la proximité d'une tour du Moyen-Âge qui comportait un arc de passage et qui a été démolie au milieu du XVIème siècle.
Les travaux relatifs aux ornements de l'église, qui a été construite au milieu du XVIIème siècle d'après un plan de Cosimo Fanzago, ont duré jusqu'aux premières décennies du XVIIIème siècle.
Les motifs macabres qui rappellent la mort (crânes, tibias croisés, etc.), que l'on peut voir sur la façade et dans le presbytère, appartiennent à l'époque du baroque. Les toiles de L. Giordano, M. Stanzione et de A. Vaccaro, ainsi que les riches ornements du choeur, en marbres polychromes, realisés par Fanzago, appartiennent également à cette époque. En revanche, le maître autel néoclassique est du XVIIIème siècle. L'image de la Très Sainte Vierge a été sculptée par G. De Marino en 1716-1717.
Au dessous de l'église, sur toute son étendue, se trouve un cimetière du XVIIème siècle avec des sépultures anciennes et des urnes qui contiennent des ossements très vénérés par le peuple. Ce culte des morts est très ancien et remonte sans doute à des époques préchrétiennes. 

L'artiste

Cosimo Fanzago
(Clusone, Bergame 1591-Naples 1678)

Sculpteur et architecte italien. Installé en Italie méridionale, il travaille (principalement à Naples) d'abord comme sculpteur puis comme architecte. On lui doit les réalisations les plus significatives du baroque local, comme la flèche de San Gennaro, l'église Santa Teresa à Chiaia, la chapelle du palais royal. Son œuvre la plus réussie est le cloître de la chartreuse de San Martino (1623-31), dans lequel la sévérité de l'architecture est tempérée par une décoration riche et mouvementée, avec des effets d'un réalisme pathétique analogue à certaines réalisations du baroque espagnol.



7 commentaires:

  1. suggerisco una colonna sonora:
    http://www.youtube.com/watch?v=So5j7xc-ASo&feature=related
    ciao da un devoto ammiratore

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  2. Grazie, colonna sonora stupenda... buona giornata...

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  3. cette tête de mort est impressionnante, bien loin d'être morte, elle vibre de force et de ténacité !

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  4. voile dans et sur l'information en revanche ces ailes faciliteront la mise en orbite.
    Sobriété nécessaire,avenir serein pour vous.

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  5. Merci Lautreje, bon WE à vous...

    Bourdon Masqué: une tête de mort spatiale? Heureusement - ou malheureusement, selon les vues - la mort est un phénomène terrien... bon We....

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  6. oculaire je pensais si les yeux sont les fenêtres de l'âme,à l'évidence celle du sujet à été rendue.

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  7. La vérité est indépendante des faits "empiriques", comme l'on dit en philosophie... dans le cas spécifique l'âme et le sujet n'existent pas, l'image est le fruit d'une invention. Elle énonce cependant une vérité : la mort, elle, elle existe bel et bien et chacun doit trouver une façon de faire ses comptes avec elle et de se confronter avec sa dimension. Bon dimanche à vous...

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