SKIA, en grec ancien ombre ou trace... dont dérivent les mots scène, scénographie. Scène, lieu où l'on représente. Métaphore baroque du monde comme théâtre. Représentations, réalisations de ce microcosme qu'est l'homme. Cet espace est la scène sur laquelle on parlera de nos intérêts et on présentera nos idées et nos réalisations.



samedi 31 décembre 2011

Réinterprétation d'une photo ancienne

Huile sur papier, cm. 40x50

Photographie en noir et blanc des années '50, j'interviens en faisant un portrait en couleur dans le goût du XVIIIème siècle. Le cadre, doré à la feuille de cuivre, fait également l'objet de petites retouches. 
§§§
Fotografia in bianco e nero degli anni '50, il mio intervento consiste nel trasformarla in un ritratto a colori di sapore settecentesco. La cornice dorata è stata reintegrata con ritocchi, poi patinati per integrarli all'insieme.


dimanche 13 novembre 2011

Hans Holbein

D'après un portrait de jeune femme attribué à
Hans Holbein - 1517. Huile sur bois, peinture cm. 10x16.5


Traditionnellement attribué à Holbein, ce portrait conservé à la Mauritshuis est parfois mentionné comme  "portrait de la femme de l'artiste". À cette date, l'artiste allemand n'a pas encore développé son style "international" au goût des dernières  nouveautés de la Renaissance ; cette oeuvre montre un caractère très "germanique" et rappelle les premières oeuvres de Dürer. Une finesse dans la recherche des contours et la volonté de rendre la psychologie du personnage anticipent, toutefois, le style de la période anglaise, saison d'or du portrait européen.

dimanche 30 octobre 2011

Lucrèce

Détail d'un tableau d'école bolonaise - XVIIème s.
Huile sur bois, cm. 30x24


Lucrèce (Lucretia en latin) est la fille de Spurius Lucretius Tricipitinus et l'épouse de Lucius Tarquinius Collatinus. Elle est renommée par sa beauté et plus encore par sa vertu. Pendant le siège d'Ardée, les fils du roi et leurs compagnons dont Tarquin Collatin parient et se rendent ensuite à Rome pour observer la conduite de leurs épouses. Les belle-filles du roi partagent un fastueux festin alors que Lucrèce file la laine avec ses servantes. Sextus Tarquin, l'un des fils du roi Tarquin le Superbe, en conçoit un désir coupable. Venu en hôte chez Tarquin Collatin, il viole Lucrèce, commettant ainsi deux crimes d'un coup (contre une dame romaine et contre les lois de l'hospitalité). Si elle ne lui cède pas, il menace de la tuer et de mettre dans son lit un esclave mort, comble de l'infamie. Après le départ de Sextus Tarquin, Lucrèce fait venir son père, avec Publius Valerius Publicola, et son mari, ce dernier accompagné de Lucius Junius Brutus. Lucrèce, après leur avoir expliqué le forfait du prince et avoir réclamé vengeance, se donne la mort, par un couteau qu'elle tenait caché. Lucrèce est considérée comme un exemplum (histoire d'une personne dont les actes sont dignes d'être imités), car elle n'est pas coupable, et ne veut pas donner l'exemple d'une femme qui aurait survécu au déshonneur.
Le récit de Denys d'Halicarnasse diverge quelque peu de celui de Tite-Live concernant la mort de Lucrèce. Cette dernière se suicide dans les bras de son père en présence de Valerius Publicola, et c'est lui qui prévient son mari, Tarquin Collatin et Brutus.
Ensuite, les hommes qui entourent Lucrèce, surtout Lucius Junius Brutus, commencent à ameuter la population et à marcher sur Rome. Ayant rejoint la capitale, ils soulèvent le peuple contre la famille royale et mettent fin à la royauté. Le roi Tarquin le Superbe, alors absent de Rome pour cause de guerre, revient en hâte, mais lorsqu'il arrive, les portes de la ville lui sont fermées et il est condamné à l'exil.
C'est donc à la suite du viol de Lucrèce que Rome serait passée de la monarchie à la République, en 509 av. J.-C., comme le signalent de nombreux auteurs antiques. Cependant, ce récit tient plus de la légende que de l’Histoire car en réalité, l'arrivée de la République s'expliqua tout simplement par une perte d'influence de la puissance royale étrusque dans toute l'Italie. (Wikipedia)

La Renaissance et encore plus, par la suite, le Concile de Trente exaltent la vertu qui doit être préférée même à la conservation de la vie individuelle. Les représentations qui exaltent ce principe, comme le suicide de Cléopâtre, celui de Lucrèce ou les supplices subis par les martyres, connaissent un succès grandissant entre XVIème et XVIIème siècle.

jeudi 20 octobre 2011

Peinture à l'émail sur cadrans

Bataille navale - cm. 3.5 x 3.5

La peinture à l'émail sur cadrans est une technique de décoration des montres de haut de gamme. On prépare d'abord un fond d'émail sur le cadran, qui subit une première cuisson. La peinture est ensuite réalisée avec des émaux en poudre qui forment des pâtes de couleur à l'aide d'un liant spécial.  Une fois la peinture terminée, elle doit subir également une ou plusieurs cuissons (selon les phases du travail plus ou moins complexes). La peinture à l'émail ainsi obtenue reçoit, pour finir, plusieurs couches d'émail transparent qu'on appelle le fondant, destiné à la protéger et à lui conférer de l'éclat.

Quelques pièces réalisées entre octobre 2006 et octobre 2008 pour la manufacture Roger Dubuis, Genève.

§§§


§§§

La pittura a smalto su quadrante è una tecnica di decorazione destinata agli orologi di lusso. Per prima cosa si prepara un fondo a smalto sul quadrante, che subisce una prima cottura. Su questo fondo la pittura è realizzata con smalti in polvere che, macinati con uno speciale legante,  formano paste colorate. Una volta terminata, la pittura subisce una o più cotture secondo il grado di complessità e le fasi del lavoro. La pittura a smalto così ottenuta riceve, per finire, diversi strati di smalto trasparente chiamato fondente, destinato a proteggerla e a conferirle brillantezza.

Qualche esempio di quadrante realizzato tra ottobre 2006 e ottobre 2008 per la manifattura Roger Dubuis di Ginevra.


Deux versions d'un même thème
Dimensions : env. 3.5 x 4 cm.  

Bataille navale - diamètre 3.5 cm 

Le même thème dans une montre terminée

 Un sujet réalisé sur proposition personnelle
Un personnage japonais lutte avec une carpe géante

Le même thème dans une montre terminée

"Pièce d'honneur" exécutée à l'occasion de la fermeture
de l'atelier - "Allégorie du temps et de la caducité de la richesse"
de Hans von Aachen - dimensions env. 3.5 x 4 cm.
Le dessin préparatoire est réalisé au pinceau puis reçoit une cuisson.

Le travail commencé avec la figure du temps déjà terminée

Le travail à ses dernières phases

mardi 18 octobre 2011

Enfant Jésus bénissant

Huile sur bois, cm. 24x34

Pour ce travail j'ai repris un modèle d'Enfant Jésus de Giovanni Bellini. J'ai suivi la même technique qui fait usage des glacis, et traité le fond de manière qu'il rappelle le manteau de la Vierge avec son bleu. Le support  est en chêne ancien, épaisseur 1 cm.


dimanche 4 septembre 2011

Tombeau de Jovin



Flavius Jovin (~310 - 370) était un général romain. Né à Reims, il est nommé maître de cavalerie par l'Empereur Julien, charge qu'il conserve sous Jovien et Valentinien Ier. Il stoppe plusieurs incursions des Alamans, comme en 365 à Scarpone. Converti au catholicisme il fait édifier l'ancienne église Saint-Agricole de Reims (sur l'emplacement de l'actuelle abbaye Saint-Nicaise). On dit qu'il y a été inhumé dans un sarcophage de marbre blanc qu'il aurait ramené d'Italie, décoré sur sa face principale d'un haut relief représentant une scène de chasse. Ce tombeau est conservé depuis 1958 dans le Musée d'archéologie de Saint-Rémi (Reims). (source : Wikipédia)

Mon dessin, qui s'inspire de la tradition de dessins d'études faits à la Renaissance sur les marbres classiques, représente un groupe de deux personnages "barbares" et un cheval. Il est réalisé sur papier ancien (XVIIIème s.) patiné, avec une technique qui fait usage du blanc à la gouache et de deux crayons (ocre et brun). Dimensions du dessin : 30x50 cm. Encadrement orné d'un motif à feuille de laurier (France années '30 du XXème s.).

§§§

Flavio Giovino (~310 - 370) era un generale romano. Nato a Reims, è nominato maresciallo di cavalleria dall'Imperatore Giuliano, carica che conserva sotto Gioviano e Valentiniano I. Riesce ad arrestare diverse incusioni degli Alemanni, come nel 365 a Scarpone. Convertito al cattolicesimo, fa edificare l'antica chiesa di S. Agricola a Reims (sul luogo dell'attuale abbazia di San Nicasio). Si dice che sia stato inumato in un sarcofago di marmo bianco che avrebbe portato con sé dall'Italia, decorato sulla facciata principale da un altorilievo rappresentante una scena di caccia. Questo sarcofago è conservato, dal 1958, nel Museo archeologico di S. Rémi à Reims.

Il mio disegno, che si ispira alla tradizione dei disegni di studio fatti nel Rinascimento a partire dai marmi antichi, rappresenta un gruppo di due personaggi "barbari" e un cavallo. È realizzato su carta antica (XVIII secolo) patinata, con una tecnica che fa uso di bianco a guazzo e di due pastelli (ocra e bruno). Dimensioni del disegno : 30x50 cm. Cornice ornata da un motivo a foglie di lauro (Francia anni '30 del XX secolo).

mardi 30 août 2011

Gouache napolitaine

Eruption du Vésuve - 22 octobre 1822 - cm. 30x40
D'après un tableau de Jean-Charles-Joseph Rémond
Cadre Louis XVI en chêne avec motif torsadé et perles

jeudi 14 juillet 2011

D'après Henri Mauperché (1602-1686) - Paysage

Huile sur bois, cm. 22x27
Cadre "Montparnasse"

«L’effet de ces compositions, bonnes ou mauvaises, c’est de vous laisser une douce mélancolie (...) et voilà la première ligne de la poétique des ruines». Diderot, Salon de 1677

«L'effetto di queste composizioni, buone o cattive, è di lasciarvi una dolce malinconia (...) ed ecco la prima riga della poetica delle rovine». Diderot, Salon del 1677

samedi 2 juillet 2011

D'après Alois Zötl (1803-1887)

Le Hulock, gouache sur papier, cm. 27x33

Le Bestiaire de Alois Zötl

"Les détails de la vie d'Aloys Zötl ont finalement été retrouvés grâce à l'écrivain Vincent Bounourre, dans les archives de famille et les vieux papiers des états civils de deux villages de la Haute-Autriche.
Né à Freistadt - un bourg des contreforts des monts de Bohème - le 13 avril 1803, teinturier comme son père, il s’installe à Eferding, dans la vallée du Danube, à une quarantaine de kilomètres de son bourg natal.
Probablement n'est-il jamais allé jusqu’à Vienne, pas plus qu'à Linz pourtant proche.
Mais un beau jour d'octobre 1831, cet homme du commun reproduit une hyène d’après un des livres d’histoire naturelle, d’ethnographie ou de voyage, qui composent sa bibliothèque. Depuis ce jour il ne se lasse pas d'admirer et de peindre les animaux et leurs plumes, leurs fourrures, leurs livrées bigarrées.
Il n’est pas tout à fait fidèle à ses modèles, leur conférant ainsi cette inquiétante étrangeté qui - un siècle plus tard - subjuguera André Breton, le pape du surréalisme. 
Les aquarelles s’enchaînent, toutes signées et minutieusement datées (le jour, le mois et l'année).
Son oeuvre ne connaît aucun changement, on peut permuter librement les dates sans jamais altérer son oeuvre, les dates notées dans les marges étant moins les éléments d'une chronologie que des prélèvements faits sur le calendrier, qu'il exécute avec le même scrupule qu'il a à porter ses dépenses et recettes sur les livres.
Zötl semble ne suivre aucune logique et alterne les différents genres du règne animal, et ce jusqu’au 3 octobre 1887, soit dix-huit jours avant son décès."
(source : http://de-la-course-des-nuages.blogspot.com/2009/06/aloys-zotl.html)

mardi 21 juin 2011

Gouache napolitaine

Eruption du Vésuve - cm. 30x40

Une lumière intense anime de réverbères ces petites figures qui peuplent les gouaches napolitaines... ce sont des figurines et des figurants, juste un peu plus que le dessin schématique de l'observateur dans une perspective.

Si un évènement exceptionnel se produit, quelqu'un doit y assister. La représentation de la scène intègre donc ses spectateurs. Il s'agit toutefois de filtrer, de réduire le caractère empirique des lieux, des évènements et des personnages pour  mettre en valeur des significations qui transcendent l'aspect purement naturaliste de l'image peinte. La schématisation ne veut pas toujours dire simplification et peut, au contraire, conduire à une amplification du sens.

Il y a, d'abord, la scène naturelle. Vue paisible de lieux idylliques et vue d'évènements tragiques et menaçants se renvoient l'une l'autre, comme dans un système de contrepoids ou une balance qui essaie de mesurer le juste poids de la vie, attirante et terrible à la fois. "Le Beau n'est que le Terrible à son début", dit Rilke dans ses Elégies duinesiennes, car tout en étant terrible, il apparaît encore calme et ne semble pas vouloir nous détruire. Rilke résume ainsi un bout du chemin de l'esthétique occidentale, de Kant aux romantiques et met en relief l'élément distance. C'est la distance qui permet de percevoir et admirer la beauté d'une scène. La distance dans l'espace ou la distance dans le temps. L'évènement est toujours sur le point de se produire, jusqu'aux abords, à la lisière de ses conséquences dramatiques, mais là s'arrêtent la vision et la représentation. La dernière chose qui est peinte, sont les figures. Leur statut et leur sort apparaissent incertains, mais elles sont encore vivantes.

Parfois elles possèdent un minimum de connotation sociale, celles qui portent un béret rouge sont des pêcheurs, d'autres portent un cylindre, ou encore un long châle et une robe noire. Le caractère des lois sociales est tout aussi impitoyable que celui des lois de la nature. Parfois, comme s'il s'agissait de figurer la description des enfers faite par Virgile, les figurines-observateurs sont réduites à des ombres à peine éclairées par le reflet incandescent de cet enfer de lave... 

Les gouaches napolitaines comme genre pictural sont assez bien délimitées et définies mais leurs implications et leurs enjeux nous amènent souvent au-delà de la simple fonction de "souvenir" de lieux féeriques ou évènements exceptionnels. Comme des petits évènements-fragments qui proviennent d'une totalité inconnue, elles nous font spectateurs de la Beauté et forcent notre admiration, par-delà la distance et la mémoire.

§§§

Una luce intensa anima di riverberi le piccole figure que popolano le gouaches napoletane... sono figurine e figuranti, appena poco più che il disegno schematico dell'osservatore in una prospettiva.

Se un avvenimento eccezionale si produce, qualcuno deve assistervi. La rappresentazione della scena integra dunque i suoi spettatori. Si tratta, tuttavia, di filtrare, di ridurre il carattere empirico dei luoghi, degli avvenimenti e dei personaggi per mettere in evidenza significati che trascendono l'aspetto puramente naturalistico dell'immagine dipinta. Schematizzazione non vuol sempre dire semplificazione e può, al contrario, condurre ad una amplificazione del senso.

Vi è, dapprima, lo scenario naturale. Veduta tranquilla di luoghi idilliaci e veduta di avvenimenti tragici e minaccianti rinviano l'una all'altra, come in un sistema di contrappesi o una bilancia che cercasse di dare il giusto peso alla vita, attraente e terribile al tempo stesso. "Il Bello non è che il Tremendo al suo inizio", scrive Rilke nelle sue Elegie duinesi, perchè nonostante sia terribile, sembra ancora calmo e non mostra di volerci distruggere. Rilke riassume così un segmento dell'estetica occidentale, da Kant ai romantici, e sottolinea l'elemento distanza. È la distanza che permette di percepire e ammirare la bellezza di una scena. Distanza nello spazio o nel tempo. L'avvenimento è sempre sul punto di prodursi, fino ai limiti, alla frontiera delle sue conseguenze drammatiche, ma lì si fermano la visione e la rappresentazione. L'ultima cosa ad essere dipinta, sono le figure. Il loro statuto e la loro sorte appaiono incerti, ma esse sono ancora in vita.

Talvolta le figurine possiedono un minimo di connotazione sociale, quelle che portano un berretto rosso sono pescatori, altre portano un cilindro, o ancora un lungo scialle e un vestito nero. Il carattere delle leggi sociali è altrettanto spietato di quello delle leggi naturali. Talvolta, come se si trattasse di figurare la descrizione dell'inferno fatta da Virgilio,  le figurine-osservatori sono ridotte ad ombre appena rischiarate dal riflesso incandescente di quell'inferno di lava...

Le gouaches napoletane come genere pittorico sono abbastanza delimitate e definite ma le loro implicazioni e la posta in gioco delle loro figurazioni ci conducono spesso al di là della semplice funzione di "souvenir" di luoghi ameni o avvenimenti eccezionali. Come piccoli avvenimenti-frammenti che provengono da una totalità sconosciuta, esse ci rendono spettatori della Bellezza e portano la nostra ammirazione oltre la distanza e la memoria.

jeudi 16 juin 2011

dimanche 5 juin 2011

Portrait d'Alexandre




 
Huile sur bois - cm. 25x30.5
Cadre Empire avec motif de perles et feuilles de laurier
Inscrit au revers avec un poème en vers alexandrin


Une phase de la réalisation

Un poème pour Alexandre


Cher enfant, fils aimé,
voici pour tes six ans
cette image brossée
en décrivant tes traits,
elle parle de notre amour.

mardi 31 mai 2011

Ange XVIIIème vénitien

Gouache sur papier, cm. 21x30

Sur demande du client, l'original à l'huile est interprété à la gouache en petit format. La figure de l'ange est isolée de son contexte sur un fond de ciel avec nuages.

mercredi 18 mai 2011

samedi 14 mai 2011

Gouache napolitaine

Eruption du 22 octobre 1822
cm. 30x24

La naissance et le développement de cette peinture de paysage sont liés au Grand Tour, voyage d'instruction et même d'érudition destiné à parfaire l'éducation des jeunes des familles européennes les plus fortunées. Le phénomène des gouaches s'inscrit dans un védutisme au sens large, comme peinture de paysage qui se propose pour but une description précise - même si poétique - des scènes qu'elle représente : des villes avec leurs monuments, peuplées de figurines, des lieux féériques ou, comme ici, des phénomènes naturels. Bon nombre de védutistes sont, d'ailleurs, d'origine étrangère : Gaspar van Wittel, dont le fils, en italianisant son nom en Luigi Vanvitelli, sera un grand architecte ;  Anton Pitloo, qui sera parmi les fondateurs, à Naples, de la Scuola di Posillipo ; Pierre-Jacques Volaire, qui sera parmi les premiers à peindre les éruptions du Vésuve. Le genre de la gouache, à partir de prototypes d'une excellente qualité, réalisés par des peintres comme Alessandro d'Anna ou Saverio della Gatta, se déclinera par la suite en une production de masse, souvent anonyme. Cette tradition est considérée encore actuelle à Naples, où plusieurs ateliers fleurissaient encore dans les années '80.

mardi 10 mai 2011

Du nouveau dans...

Restauration :


Restauration d'un tableau XVIIème
"Vierge à l'enfant" (école bolonaise)

dimanche 1 mai 2011

Du nouveau dans...

Vanité :
Peindre la Vanité

Etude pour un Caput Mortuum,
technique mixte sur papier, cm. 29.7x42

dimanche 17 avril 2011

mercredi 13 avril 2011

Du nouveau dans...

Vanité : Tête de mort voilée et ailée

D'après une sculpture de Cosimo Fanzago
Pour l'église de Ste-Marie du Purgatoire à l'Arc
Crayon, pierre noire, lavis de bleu et rehauts de gouache
sur papier vergé bleuâtre - cm. 20x34

L'église

Ste-Marie des Âmes du Purgatoire, Naples, rue Tribunali 39

Le nom complet de cette église est "Santa Maria delle Anime del Purgatorio ad Arco". Il doit son origine à une confrérie qui s'est constituée en 1604 et dont le but était de réunir des fonds pour faire réciter des messes à l'intention des défunts. La dénomination "ad Arco" se justifie par la proximité d'une tour du Moyen-Âge qui comportait un arc de passage et qui a été démolie au milieu du XVIème siècle.
Les travaux relatifs aux ornements de l'église, qui a été construite au milieu du XVIIème siècle d'après un plan de Cosimo Fanzago, ont duré jusqu'aux premières décennies du XVIIIème siècle.
Les motifs macabres qui rappellent la mort (crânes, tibias croisés, etc.), que l'on peut voir sur la façade et dans le presbytère, appartiennent à l'époque du baroque. Les toiles de L. Giordano, M. Stanzione et de A. Vaccaro, ainsi que les riches ornements du choeur, en marbres polychromes, realisés par Fanzago, appartiennent également à cette époque. En revanche, le maître autel néoclassique est du XVIIIème siècle. L'image de la Très Sainte Vierge a été sculptée par G. De Marino en 1716-1717.
Au dessous de l'église, sur toute son étendue, se trouve un cimetière du XVIIème siècle avec des sépultures anciennes et des urnes qui contiennent des ossements très vénérés par le peuple. Ce culte des morts est très ancien et remonte sans doute à des époques préchrétiennes. 

L'artiste

Cosimo Fanzago
(Clusone, Bergame 1591-Naples 1678)

Sculpteur et architecte italien. Installé en Italie méridionale, il travaille (principalement à Naples) d'abord comme sculpteur puis comme architecte. On lui doit les réalisations les plus significatives du baroque local, comme la flèche de San Gennaro, l'église Santa Teresa à Chiaia, la chapelle du palais royal. Son œuvre la plus réussie est le cloître de la chartreuse de San Martino (1623-31), dans lequel la sévérité de l'architecture est tempérée par une décoration riche et mouvementée, avec des effets d'un réalisme pathétique analogue à certaines réalisations du baroque espagnol.



Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...